Un dimanche comme les autres ? Pas tout à fait.
Un dimanche comme les autres à l’Empereur… Parking bondé, chariots dispersés, golfeurs fébriles et pressés, des tenues qui en disent long sur la douceur de cet automne coloré et qui ne se décide pas à rafraîchir l’atmosphère.
Et puis, l’effervescence singulière qui accompagne la fin d’une compétition… Regards fixés sur les cartes de score, nettoyage des clubs pour les plus rigoureux, décompte du nombre de balles perdues pour certains, rangement parfois laborieux du sac dans la voiture pour d’autres. Un peu plus loin, les enfants que notre parcours n’a pas vraiment réussi à fatiguer et dont les cris envahissent la cour, le film de la partie qui se rejoue en gestes et paroles, et surtout, cette petite question récurrente et omniprésente, souvent murmurée, évoquant la performance du jour.

Regards déconfits ou annonces triomphales, gestes dépités ou visages fièrement dressés, c’est maintenant près des bâtiments ou dans les vestiaires que se fait le spectacle. Car en cette fin d’après-midi, la douceur de l’été indien n’incite pas grand-monde à rentrer au club-house…

Consommé avec modération, le vin peut aider à envisager la vie sous des jours plus aimables. Ceux qui en abusent, en revanche, ne respectent pas le principe de modération qui régit toute dégustation. Ils altèrent leur santé et l’acuité de leurs sens. Ces golfeurs en repos - mais l’est-on vraiment un jour, n’est-ce pas, Philippe ? - ont opté pour une autre démarche, celle d'un retour vers le simple plaisir procuré par l'analyse sensorielle du vin, dans un esprit d'ouverture, d'éveil de la curiosité et de partage des perceptions.
Jean-Christophe Cools